Palombes Tursan et Sale Ami.

Depuis quelques lustres, le bel oiseau bleu se faisait de plus en plus rare sans que l’on puisse expliquer pourquoi. Les scientifiques avançaient de manière péremptoire leurs théories étayées de preuves irréfutables : prélèvements trop importants, flux migratoire suivant des routes différentes situées davantage sur l’océan, j’en passe et des meilleures. Pourtant, contrairement à ces affirmations, certaines études menées par des observateurs ornithologues de terrain laissaient entendre que le nombre de palombes traversant le département des Landes n’avait pratiquement pas diminué ces dernières années. 

« Ils nous prennent pour des lapins de six semaines » pensait Jean, lui avait bien son idée, il ne fallait pas sortir de Saint-Cyr ou de Centrale pour en tirer des conclusions simples qui coulaient de source. Il passait de moins en moins de palombes, ça il n’en démordrait pas. C’était à cause de toutes ces évolutions dites modernes, les satellites, les antennes qui poussaient ici et là, la pollution et tutti quanti. Ah ! Ces écolos qui voulaient nous empêcher de chasser... Ils n’avaient peut-être pas tout à fait tort de se battre après tout. Jean pensait que parfois ces honnêtes gens-là, persuadés du bien-fondé de leurs missions se trompaient de cibles. Il n’y avait pas plus écolos que les chasseurs amoureux de la nature comme lui. Et s’il n’y avait qu’eux pour nuire à l’équilibre écologique de la faune et de la flore, les lapins et les biches pourraient dormir sur leurs deux oreilles, les tourterelles roucouler en paix. Quant à l’osmonde royale, elle ne craindrait pas de disparaître. 

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